5 réflexions au sujet de « … et l’Éclair »

  1. Merci de diffuser ce salutaire coup de gueule.
    Beaucoup de chose y sont dites et bien dites.
    Sur le point de la « non-mixité » des réunions : qu’est-ce que ça peut bien foutre à certains qu’elles existent ? Et qu’est-ce que ça peut bien foutre aux « gentils » l’image que donne le mouvement ?… image forgée par des média aux ordres, par des éditorialistes débiles, des philosophes haineux et une classe politique plus nulle que jamais ? Pas démocratique des réunions « non-mixtes » ? Mais va chier, oui !
    On ne reproche rien à la CGT quand elle n’invite pas une crapule du Medef, rien au CRIF quand il n’invite pas un néo-nazi, rien aux victimes de pédophiles de ne pas inviter de curé, rien de rien, à personne, jamais, sauf aux réunions « non-mixtes » de « Nuit debout ».

  2. Salut LMDB :-)
    Sans aller jusqu’à des comparaisons aussi extrëmes, le fait est que les réunions non-mixtes sont un excellent test de ce que valent les « alliés » masculins : il y a les vrais qui se contentent d’enregistrer l’info (c’est non-mixte ? OK, à plus tard), et puis il y a les boulets plus royalistes que le roi …
    Mais bon : reconstruire la société, on en est toujours au début, hein …
    ;-)

  3. Optimiste, Anne-Lise ? Il y a de quoi, c’est vrai. :-)
    Néanmoins, pour qu’il y ait un début, il faut qu’il y ait une fin.
    « La catastrophe est pour bientôt. Tant mieux ! »
    J’ai juste réagi avec virulence (parce que je ne suis pas gentil… pas tout le temps… ça dépend) à cause du battage médiatique qui est fait sur « Nuit debout » et les tombereaux de boue qu’on leur déverse dessus. Là, j’ai un témoignage qui semblerait (aucune raison d’en douter) accréditer que certains, parfois, en quelques occasions no-généralisables, ont le comportement que leur reproche l’étrange lucarne et les idiots qui y causent.
    Un poil agacé, voilà.

  4. Je pense que les ennemis de Nuit Debout, qui détestent surtout son potentiel de créativité et son refus d’entrer dans les cases conventionnelles de l’info, feront flèche absolument de tout bois pour les dénigrer, y compris quand il en émerge une auto-critique comme celle que je mentionne.
    J’y vois plus une remise de pendules à leur place qu’un coup de poignard dans le dos venant de ces ennemis.
    Nous (si je peux me permettre de me situer en solidarité globale avec le phénomène Nuit Debout) n’avons pas par magie aboli les siècles dont nous venons. Et s’il reste ça et là des reflexes déplaisants, sexistes ou autres, traversant par moment le mouvement, autant le reconnaître. Tu auras pu constater, ici ou sur Yagg, que je n’ai jamais envie de foutre de l’huile sur le feu, (enfin si, chez les vrais adversaires, quand je le sens bien), que je crois à la sincérité générale dans le mouvement, et même je pense que c’est une minorité qui mérite un peu le coup de gueule qui est dans ma citation, et je ne crois pas qu’elle dérange les participants honnêtes sur cette thématique. Pour résumer, j’aime mieux qu’on soit lucides, même si nos rêves sont encore un peu crottés …
    Avec son schéma général, refusant les gurus, les porte-parole auto-proclamés, exigeant l’horizontalité, etc, on ne se donne pas la facilité … Mais les conséquences de Nuit Debout rizoment déjà dans les consciences, changent des orientations, ouvrent des esprits. J’ai toujours rêvé qu’il se produise des choses comme la réconciliation des sexes, l’expérience m’a montré que ça commence à l’intérieur de chacun-e.
    Beauvoir disait « l’émancipation des femmes commence par l’émancipation de soi-même », et je crois avoir compris que ça valait pour tout le monde. Je ne saurais dire si la virulence fréquente des propos féministes témoigne d’une aggravation du conflit immémorial, ou d’un sursaut de prise de conscience. Je parie sur la deuxième formule, plus créatrice, à mon sens. Et perso je me sens moins sévère dans mon for intérieur à l’égard des « gentils » : je ne crois pas que l’Histoire radote mécaniquement les conneries accumulées, simplement elle propose des évolutions, on les adopte ou pas, c’est lent …
    ;-)

  5. « Histoire, que tu es lente et cruelle » disait Trotsky.
    Pour la pousser au cul, il faut parfois se saisir d’un archétype pour le mettre en pleine lumière. L’effet Dracula est très aléatoire, mais parfois ça marche (Voir les « affaires » Baupin, Baylet et Sapin. Bien sûr que TOUS les ministres (masc.) et TOUS les députés ne sont pas des harceleurs).
    Et puis, j’aime bien la colère d’un coup de gueule ; comme les propos féministes sont bien construits politiquement, ils peuvent être aussi virulents que nécessaires.
    Personne n’obtient jamais rien en demandant gentiment… dans la lutte des classes. :-)

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